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La Source de Kerizinen

Historique de la source de kerizinen:  chapitre 1

 L'EAU A KERIZINEN AVANT 1952 :

 

Avant le 13 juillet 1952, date du jaillissement de la Source, il n'y avait pas d'eau potable à Kerizinen.

La famille Ramonet - composée de 9 enfants et 2 parents - allait, comme beaucoup de leurs voisins, chercher l'eau potable au lieu-dit " Feunteun Venn ", la Fontaine Blanche, située à 400 mètres de leur ferme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              Maison de la famille Ramonet

 

On mettait 25 minutes aller et retour, à travers champs et bois de chênes, en portant des jarres de terre cuite d'une contenance de 10 litres.

C'était le travail des enfants, et ils y allaient toujours deux par deux, parce que c'était lourd et parce qu'il y avait le bois à traverser. Ils y allaient tous les jours en été, mais moins souvent l'hiver, car on buvait plus facilement du lait.

 

Cette eau servait donc pour boire et pour tous les besoins de la cuisine.

La seule eau existante à Kerizinen, était l’eau de la rivière, qui coulait en contrebas des champs, près du chemin de terre qui passait entre les talus, reliant les fermes les unes aux autres.

C'est dans cette rivière qu'on menait boire les bêtes, et que l'on prenait l'eau à grands seaux pour les besoins du ménage

 

Il existait aussi deux lavoirs - un troisième se trouvait également à Feunteun Venn-, l'un dont on peut encore aujourd'hui deviner l'emplacement à gauche sur la route qui va vers Plounévez-Lochrist, et un deuxième qui appartenait aux voisins les plus proches, mais qui, aujourd'hui a disparu. C'est là que Madame Ramonet se rendait chaque semaine pour laver le linge de sa grande maisonnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Photo Feuten Venn

 

 

Après la guerre, Anne et Jeanne-Louise Ramonet se retrouvèrent seules à la ferme pour y travailler. La même vie se continua, sans eau ni électricité, lot de beaucoup de petites fermes isolées dans la campagne.

La Sainte Vierge apparut pour la première fois à Kerizinen le 15 septembre 1938. Le clergé ayant demandé à Jeanne-Louise de garder le silence, les apparitions demeurèrent cachées pendant neuf ans, mais elles furent dévoilées par une indiscrétion en octobre 1947, après la treizième apparition, et le voisinage vint prier sur les lieux avec Jeanne-Louise.

Puis, une première guérison fut obtenue en mai 1949. Il en fut question dans les journaux, et la foule se rendit alors à Kerizinen.

 

 

 

 

C'était durant l'été 1949.

 

C'était un été sec et torride. Jeanne-Louise se souvient qu'un jour, sa sœur Anne revenait de Feunteun Venn, portant la jarre de dix litres, et arrivant à Kerizinen, un pèlerin s'approcha d'elle et lui demanda à boire, tant il faisait chaud. Anne lui donna donc un verre d'eau, et tous arrivèrent alors auprès d'elle, pour en demander autant. En un rien de temps, la jarre était vide ... et il lui fallut repartir de nouveau à Feunteun Venn.

Peut-être est-ce à cette occasion que les pèlerins demandèrent à Jeanne-Louise de supplier la Sainte Vierge de donner de l'eau à Kerizinen, comme Elle l'avait fait si souvent dans d'autres lieux d'apparitions . . .

Aussi, lorsque, la 6 août 1949, Jeanne-Louise revit la Sainte Vierge, elle lui demanda :

" Est-ce qu'i! n'y aura pas d'eau en ce lieu ? "

La Sainte Vierge lui répondit :

 

"PRIEZ, PRIEZ BEAUCOUP ET VOUS AUREZ DE L'EAU.

 

 

Trois ans d'attente.

 

Alors s'organisèrent des pèlerinages. On redoubla de prières. Puis, on cherchait l'eau partout.

Quant à Anne et Jeanne-Louise, lorsque le travail de la ferme le permettait, elles se joignaient aux prières, et elles continuaient, comme d'habitude, d'aller chercher leur eau potable à Feunteun Venn.

Tout le monde cherchait l'eau, les pèlerins de passage, comme les habitants proches. Mais personne ne trouvait rien.

La femme d’un Docteur de Plounévez-Lochrist,Madame M. qui était sourcière, vint aussi sur les lieux, envoyée par le clergé local. Mais elle ne trouva point d'eau.

 

Puis, envoyés par l'Evêché, quatre Religieux enseignants de Saint Thégonnec, vinrent à leur tour pour chercher l'eau. Mais ils ne trouvèrent rien non plus.

 

Voici cinq témoignages de quelques " chercheurs " de cette époque :

"J'affirme avoir fréquenté Kerizinen à partir de mai 1949 et

n'avoir jamais vu d'eau avant le 13 juillet 1952. "

Mme L.B., Lanhouarneau.

 

"J'atteste n'avoir jamais vu d'eau à Kerizinen avant le 13 juillet 1952. "

Mme L.G., Lanhouarneau.

"Je soussignée Madame Y.D. atteste par la présente, qu'elle s'est rendue à Kerizinen, en 1949, et qu'elle a constaté qu'à l'em­placement même de la fontaine actuelle, qui formait une petite cavité était parfaitement sec. "

Mme D., Plouescat.

" Je soussignée, Madame L., ayant habité 60 ans aux environs de Kerizinen, certifie qu'elle n’a jamais vu d'eau potable à Kerizinen, sauf la petite rivière qui coule en bas et qui n'était pas potable non plus. J'allai chercher l'eau potable à Feunteun Venn, comme tous ceux des environs. Quand je gardai mes vaches, j'entendais de loin les prières des pèlerins de Kerizinen, et je1 priais avec eux, et je ne regrette pas ..."

Mme L., Plounévez-Lochrist.

 

 

 

 

 

Suite témoignages:

 

"Je soussignée être venue à Kerizinen en 1949 ; jusqu'au 13 juillet 1952, je n'ai jamais vu d'eau, mais on attendait l'eau puis­qu’elle était annoncée par la Sainte Vierge. "

Mme E., St-Méen,

L'on attendait donc l'eau depuis près de trois ans, et la prière se poursuivait, humble et persévérante . . .

A partir du 13 juillet 1952

A deux heures de l'après-midi, en plein été torride et sec - il n'y avait eu ni pluie ni orage depuis longtemps -, l'eau a commencé de couler, en contrebas du champ des apparitions, à la grande joie de tous. C'était le dimanche 13 juillet 1952. Deux dames de Lampaul- Guimiliau arrivèrent à Kerizinen, et cherchèrent l'ombre d'un arbre pour pique-niquer, car il faisait très chaud. Tout-à-coup, vers 2 heures, on les aperçut courant vers la maison de Jeanne-Louise en criant : « Voilà l'eau ! voilà l'eau !

Il avait fallu attendre trois ans... Mais écoutons le témoignage de Jeanne-Louise qui, étant née et ayant vécu là, peut retracer, avec la précision du témoin oculaire, toute l'histoire de la source de Kerizinen :

 

 

 

 

 

Oui, pour bien montrer que c'est son œuvre, Notre Dame fait jaillir la source en plein été sec, après trois ans de prières et de recherches.

Le propriétaire d'une prairie voisine déclara :

« Puisque l’eau sort du champ de Jeanne-Louise, elle est sûrement bénie, puisque la Sainte Vierge y est venue. »

En effet, quelques jours après le jaillissement de la source, une voisine, Mme M., ayant un enfant de 22 mois qui ne marchait pas, lui trempa les jambes dans l'eau, et l'enfant put marcher peu de jours après.

Un jeune homme de Plounévez-Lochrist raconte :

« Voilà comment cela c'est passé. J'avais, depuis octobre 1947, un kyste 1 qui, à cette époque, me faisait souffrir, sans avoir jamais consulté personne. C'était fin juillet 1952.

Au retour des pèlerins de Lourdes, un voisin et une voisine étant du\ nombre, nous avons décidé, une bande, d'aller à Kerizinen faire une promenade après souper. Nous sommes partis à 7 en vélo... pensant plutôt à| une partie de plaisir qu'à autre chose. Nous étions tous chrétiensl pratiquants. Nous avons fait d'abord une prière près de la dite fontaine, qui en ce moment venait d’apparaître. J’ai dit devant voisins et voisines ceci : « si mon doigt est guéri, je croirai en Kerizinen », en rigolant un peu. La voisine qui revenait de Lourdes me disait comment faire. Je me mis à genoux, j'ai récité un Pater, un Ave, un Gloria et l’acte de contrition, avec ma main dans l'eau. Deux jours après il n'y avait plus rien. Miracle, coïncidence, je n'en sais rien. Mais il n’y avait pas d'autre raison qu'il parte alors, puisqu'il était avant. Je ne puis vous dire davantage. Mais depuis nous sommes retournés bien des fois. Voilà, je vous ai expliqué comment cela s'est passé. »

 

               1952 à 1973

        La source de Kerizinen

        jaillie le 13 juillet 1952

 

M. E.L.G., Plounévez-Lochrist.

Ce furent donc les premières guérisons. Et ce sont des enfants du pays qui en bénéficièrent.

Premières guérisons d'une longue série, qui ne cessera de s'accroître jusqu'à nos jours,

En 1973, il fallut aménager la Source, tant à cause de l'afflux toujours plus nombreux des pèlerins que pour des raisons de pollutions possibles.

Ce fut un gros travail : Il a fallu d'abord creuser le granit, afin de faire une réserve d'eau, car l'eau s'écoulait au fur et à mesure en contrebas. Ce fut fait à la dynamite, mais il n'a été possible que de gagner deux mètres en profondeur, tant la roche était dure. Et, pour ce faire, il fallut pomper l'eau, sans arrêter une seconde, par une machine dotée de tuyaux à gros calibres, qui pompait puis déversait l'eau en contrebas. Cela dura douze heures.

Ensuite, il fallut consolider l'excavation par de la pierre de granit disposée en ogive, que l'on ferma ensuite par une grille en fer forgé. Désormais l'eau, pompée dans la vasque est distribuée par une dizaine de robinets, fixés eux aussi sur un mur en granit. Au sol, une dalle permet de ne pas patauger dans la boue et, de chaque côté, un escalier de descente et de remontée permettent de gravir le dénivelé du talus.

En 1994, lors du 42e anniversaire du jaillissement de la source, une statue en granit de Notre Dame du Très Saint Rosaire, de facture naïve, fut installée à la source le 17 juillet, devant une nombreuse assistance. Elle veille désormais sur le lieu et rappelle par sa présence le message qu'Elle a donné le 24 mai 1949 : « En ce lieu, je descends surtout pour les pécheurs, cependant, si Ton m'écoute, je ne refuserai pas la santé des corps. »

 

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